mercredi 22 janvier 2014

Challenge "Hiver Suédois": Le Gardien de Phare, de Camilla Läckberg

Première chronique dans le cadre du challenge "Hiver suédois" de Marjorie. Je n'ai pas été très loin pour trouver cette lecture: je suis une habituée de Läckberg, et son dernier opus traînait dans ma PAL depuis sa sortie l'été dernier. Donc c'est parti pour la suite des aventures d'Erica et Patrik.


Chat européen et cheval de Dalécarlie
Le Gardien de Phare
Camilla Läckberg
Editions Actes Sud

 L'histoire:

 

Préambule: Le Gardien de Phare est le dernier tome (à ce jour) de la série de Läckberg consacrée aux enquêtes d'Erica Falck, écrivaine à succès, et Patrik Hedeström, policier. Chaque enquête est indépendante, mais il y a une continuité dans la trame de fond que constitue la vie des 2 protagonistes. Pas de spoiler ci-dessous, je n'en dirai pas plus que ce qui peut être trouvé en 4ème de couv.
Les tomes de la série sont :

  • La Princesse des Glaces
  • Le Prédicateur
  • Le Tailleur de Pierre
  • L'Oiseau de mauvais augure
  • L'Enfant Allemand
  • Cyanure (roman lié aux autres, mais ne faisant pas à proprement parler partie de la série)
  • La Sirène
  • Le Gardien de Phare

Tout commence par l'arrivée d'Annie dans l'archipel de Fjällbacka. Originaire de la région de Fjällbacka, elle a fui Stockholm avec son jeune fils pour se réfugier sur l'ïle de vacances de sa famille: Gräskar, ou la bien-nommée île aux Esprits. Là, elle y retrouve Mats, son amour de jeunesse, récemment revenu à Fjällbacka lui aussi. Après une courte entrevue, ils se séparent.
Le lendemain, Mats est retrouvé assassiné chez lui, à la surprise de tous. Patrik va commencer son enquête, aidé par Erica, amie d'enfance de Mats. Ils vont vite se rendre compte que si Mats était un comptable reconnu et apprécié, sa vie personnelle était bien plus mystérieuse. Petit à petit, on découvre des ramifications avec des milieux plus sombres: entre refuges pour femmes battues, histoires de fantômes et dealers de drogue, l'enquête continue.


"La plupart des hommes qui battent leur femme ou leurs enfants ne comprennent pas qu’ils agissent mal. A leurs yeux, c’est la femme qui est en tort. Il s’agit de pouvoir et de contrôle. "


Mon avis:

 

Aïe aïe aïe... Il n'y a encore pas si longtemps, je me serais décrite comme une inconditionnelle de Läckberg. Je l'avais découverte avec la Princesse des Glaces lors de sa parution française, et depuis, je suis assidument chacune de ses sorties. De bons polars, résolument féminins, mais avec des intrigues bien ficelées, et une narration fluide et efficace qui donne envie de ne pas lever le nez avant le final. Jusqu'à la Sirène. Pas que la lecture ait été foncièrement déplaisante, mais j'avais l'impression de me retrouver à lire une caricature des romans précédents plutôt qu'une suite. Et puis ce cliffhanger final destiné à ferrer le lecteur dans une attente insouuuuutenable quant au destin des personnages principaux. Mouaif.

Et bien malheureusement, le Gardien de Phare est du même tonneau. On retrouve le procédé narratif imparable de Läckberg: des chapitres très courts alternant tour à tour les points de vue des différents personnages, le tout entrecoupé de flashbacks inquiétants. Le problème n'est pas là, ça, ça fonctionne toujours plutôt bien, et on a envie de connaître la suite à chaque fois. Le problème, c'est que l'intrigue policière est dorénavant totalement noyée dans ce qui n'était avant qu'une toile de fond: la vie familiale des 2 protagonistes. Et là, c'est le déluge de pathos. La soeur qui n'arrive pas à gérer le deuil, les enfants délaissés, la culpabilité de l'héroïne, les couches, les biberons.... Comment dire, on s'en fout? Alors bien sûr, rentrer dans le quotidien des héros pour les rendre attachants, c'est normal, mais on s'attend quand même avant tout à lire un thriller et non pas La Maternité pour les Nuls il me semble? Trop, c'est trop, surtout qu'à force d'en rajouter des couches et des couches, la crédibilité de l'ensemble en prend un sacré coup. Même combat pour les personnages secondaires, devenus des carticatures d'eux-mêmes à force de faire toujours plus de boulettes plus énormes qu'eux.

Quel dommage, car sans être très originaux non plus, l'histoire, agrémentée de quelques touches de fantastique, et le thème abordé (la violence envers les femmes) sont malgré tout très forts et auraient pu être bien mieux exploités.





Note: 4/10




Salsifi Papillon

2 commentaires:

  1. Jamais été très tentée par cet auteur. Enfin, si je devais la lire, ce serait La Princesse des glaces. Bon choix a priori.^^

    RépondreSupprimer
  2. Je ne connais pas cette auteure mais si j'ai bien compris je ne choisirais pas ce titre pour la découvrir :)

    RépondreSupprimer