mardi 18 juin 2013

La vie pour les Nuls: Le Manuscrit retrouvé, de Paulo Coelho


Que de retard dans mes billets... J'en ai toute une tripotée à finaliser (mes lectures de vacances essentiellement), mais c'est avec un des tout derniers livres que j'ai lus que je reprends l'activité de ce blog.




Le chat philosophe
Le Manuscrit Retrouvé
Paulo Coelho
Editions Flammarion

 L'histoire:


1099, Jérusalem. Les croisés arrivent, et la guerre avec eux. Chrétiens, juifs, musulmans, tous les habitants de la ville s'inquiètent du siège imminent. Habitués à cohabiter malgré leurs confessions différentes, cette bataille qui s'annonce semble improbable et pourtant bien réelle, angoissante. Parmi la foule qui se presse dans la ville, un Grec, celui qu'on surnomme le Copte. Interpellé par les habitants, il répond à leurs questions existentielles et délivrent ses enseignements pour mieux appréhender la vie.


"L'Indésirable arrive pour ceux qui ne changent pas et pour ceux qui changent. Mais ces derniers peuvent au moins dire: "J'ai eu une vie intéressante, je n'ai pas gaspillé ma bénédiction."
Et pour ceux qui trouvent que l'aventure est dangereuse, qu'ils essaient la routine: elle tue avant l'heure.  "


Mon avis:


Voilà bien longtemps que je voulais me lancer dans la lecture d'un Paulo Coelho, c'est maintenant chose faite.
Quand j'ai démarré ma lecture du Manuscrit retrouvé, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre (pour changer). Je savais que l'auteur brésilien était réputé pour ses romans emplis de spiritualité, donc si j'avais dû supposer quel allait être le fil conducteur de ce livre, j'aurais dit une quête initiatique sur fond de croisades. Mais finalement, rien de tout ça, bien loin de là.

Préface: des papyrus datés de 180 après J.C. ont été retrouvés en Egypte, ils contiennent des extraits non publiés du Nouveau Testament. Cris d'émoi, bataille pour récupérer quelqu'uns des papyrus qui sont sortis du pays, tout est retrouvé, tout le monde est content. Et puis on retrouve un autre manuscrit, toujours en Egypte, daté du XIVème siècle, pas franchement unique, et qui finit dans la poche d'un Anglais. C'est le récit inscrit sur ce manuscrit qui va nous être conté. OK. Pas compris le rapport entre les extraits bonus du Nouveau Testament et le fameux manuscrit retrouvé, mais soit.

1er chapitre: Un jeune homme de Jésuralem nous introduit à la situation de sa ville, le siège imminent, le personnage du Copte.
Et ce narrateur disparaît (complètement) pour céder sa place à une suite de chapitres sous forme de questions-réponses: quelqu'un pose une question existentielle au Copte, ce dernier répond. Un mode de narration pas désagréable d'ailleurs, qui sied à cette histoire qui n'en est finalement pas une (il n'y a aucune action, aucun évènement, le climat de guerre n'est cité que pour préciser l'environnement).

Chapitre après chapitre, Coelho, par le biais de son Copte, prêche donc une leçon de vie sur un sujet spécifique: le sens de la vie, les relations aux autres, le sexe... Au début, j'ai trouvé ça presque intéressant, peut-être parce que d'une part, je ne m'y attendais pas vraiment, et d'autre part, les situations et questions abordées pouvaient forcément être plus ou moins rapprochées de mon propre quotidien (et de celui de tout un chacun hein). Mais malheureusement, les 2-3 premiers enseignements passés, ça devient plutôt lassant et lourd. Parce qu'il faut bien avouer que j'ai bien plus eu l'impression de me retrouver à écouter (lire) les conseils du coach d'une quelconque émission de M6, que d'être devant une vraie réflexion spirituelle ou philosophique. Quel étonnement que de voir un auteur tant acclamé enfoncer porte ouverte sur porte ouverte à grands coups de leçons de morale dignes d'un café PMU!
 

Bien vite lu, bien vite oublié, et pas sûre que je me retourne vers cet auteur de sitôt.




Note: 3/10


Merci aux éditions Flammarion et à Babelio pour ce livre.



Salsifi Papillon

3 commentaires:

  1. Je ris! Le seul que j'ai tenté de lire, il y a très très longtemps, ce fut un abandon assez rapide!

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  2. Je ris également ! J'avais essayé de me mettre à l'Alchimiste perso (que tout le monde me vantait) et impossible de dépasser la quinzaine de pages à chaque fois. J'ai fini par jeter l'éponge ! Assez sadiquement, je suis donc rassurée de voir que je ne suis pas la seule à ne pas apprécier M. Coelho.

    En espérant que ta prochaine lecture sera plus passionnante ;).

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  3. Dommage, ça semblait bien au départ... J'ai lu L'alchimiste à sa parution et je l'avais trouvé pas mal. Bonne journée.

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