mercredi 3 avril 2013

En images: Nemi, tome 1, de Lise Myhre

De temps en temps, je lis des BD, comics ou mangas, bref, de la lecture à images. Mais comme ce n'est pas mon domaine de prédilection non plus et que je suis quelqu'un de très attaché au visuel, il faut vraiment que la couverture/4ème de couv' m'interpelle pour que je me décide à l'acheter/l'emprunter à la bibli/le lire sur place (oops, fallait pas le dire?).

C'est comme ça qu'un jour, sur un réseau social bien connu, je suis tombée sur Nemi.


Just like a gothic girl Lost in the darken world My lil' gothic giiiirl... [OK, ça suffit]
Nemi, tome 1
Lise Myhre
Editions Milady


Ouh, le beau cliché ambulant que voilà! Mais bon, j'étais dans un jour de faiblesse, et voilà que cette vue qui m'aurait d'ordinaire fait fuire sans demander mon reste, a éveillé une étincelle de nostalgie chez l'ancienne ado aux cheveux et aux ongles noirs que je suis [ouais parce que maintenant j'ai grandi et je suis vieille et aigrie adulte quand même, mes cheveux ne sont plus noirs... ils sont... ah, non, mieux vaut ne pas le dire... et j'ai les ongles... euh, non, mieux vaut ne rien dire non plus...].
Alors, j'essaye d'en savoir plus: je vois que Nemi est en fait un strip récurrent dans un magazine norvégien (bien, norvégien, c'est cool), que c'est l'histoire d'une fille un peu décalée et surtout très cynique (impec'), et que c'est lu et approuvé par Tori Amos (chouette... ou pas).

Ni une ni deux, je me dis "hop, c'est pour toi, ça va te faire marrer, la preuve, il n'y a que des critiques élogieuses".

Et je me suis donc embarquée dans la lecture de ce recueil de strips.
Première page, premier strip, c'est pas drôle, mais bon, il y a une référence à Gandalf dans Le Seigneur des Anneaux, donc je jubile quand même.
Je continue, quelques pages plus loin, toujours pas drôle, et je me rends compte que je ne comprends pas où est l'humour/ce qui est sensé être amusant dans la moitié des strips. Là arrive une histoire qui s'étale cette fois sur plusieurs pages. Une sombre histoire de Père Noël qui ne voudrait plus passer voir les enfants parce que Nemi est trop méchante, trop déprimée, trop gothique quoi. Ah. C'est poussif, profondément cliché et surtout ce n'est toujours pas drôle (au moins, les autres gags pas marrants ne s'étalaient que sur 3 cases, là sur 10 pages, c'est juste insupportable).


Je suis sympa, je mets un extrait à peu près convaincant.


Je ne vais pas continuer dans les détails jusqu'à la fin, mais en bref, j'ai été jusqu'au bout (parce qu'on ne sait jamais), et quand j'ai refermé ce recueil, j'étais soulagée que ce soit fini.
Il va sans dire que je n'ai pas compris (et ne comprends toujours pas) l'engouement qu'a pu provoquer Nemi. C'était supposé être frais, subtil, délicieusement grinçant, mais je n'y ai rien vu de tout ça. Par contre, de la blague éventée, de la morale à 2 balles et de l'overdose de références trop true-ultra-dark, ça, il y en a à foison.
A la décharge de l'auteure, je dirais quand même que ce format de recueil est finalement assez ingrat avec ce type de comic: le strip a vocation à être publié périodiquement et tenir sur 3 cases, en avoir toute une tripotée d'affilée, c'est forcément indigeste.

Alors, je ne sais pas, je pensais être le coeur de cible, mais je suis passée complètement à côté. A croire que je suis peut-être vraiment devenue trop vieille et aigrie :)




Note: 1/10

(parce que bon, il y a quand même 2-3 petites références qui font plaisir)

Salsifi Papillon

2 commentaires:

  1. Haha, j'aurais pu écrire exactement le même billet! J'avais repéré cette BD en librairie (ou à la bib') il y a 2 ou 3 ans, et pareil, j'étais enchantée de la découverte (Norvège+Tori Amos+original etc). Et puis j'ai lu premières pages, feuilleté plus loin, etc, et rien... Je ne voyais pas l'intérêt. Finalement je l'ai reposé (ah oui c'était la bib' donc) et je n'ai écrit aucun billet tellement je ne savais pas quoi en dire...:)

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  2. Ca me rassure de voir que je ne suis pas la seule à être passée complètement à côté! Et ça prouve encore une fois qu"il vaut mieux se méfier des critiques dithyrambiques.

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